Conseil départemental : toujours pas de mesures pour adapter les moyens humains à la charge de travail !
Ci-dessous, une communication de la section CFDT du CD94 :
charge de travail !
Alors que les organisations syndicales avaient demandé en décembre 2024 une priorisation des missions pour faire face aux sous effectifs généralisés dans les services, aucune mesure n'a été prise. Au contraire, de nombreux services et directions se réorganisent de manière précipitée, sans bilans réels sur l'organisation du travail.
Le 18 décembre 2024, la CFDT avait lu une déclaration préliminaire pour demander d'adapter les missions et activités des agents pour tenir compte du gel des recrutements. Si la Direction générale ne demande pas aux agents de remplacer les postes vacants, il n'en demeure pas moins qu'aucune mesure n'a été mise en place et que dans la réalité, les agents doivent faire le travail, doivent répondre aux demandes des usagers, doivent faire fonctionner les services ressources de la collectivité.
Le Vice-Président avait reconnu que "dégrader un service de manière significative et de réduire le nombre d'agent, tout en maintenant un travail aussi lourd, puisque celui-ci ne change pas, représente un réel problème et peut même devenir dangereux." (CST - 18 décembre 2025)
Non seulement aucun travail n'a été engagé pour faire face à la charge de travail avec moins d'agent, mais depuis plusieurs mois, une vague de réorganisation touche tous les Pôles et près de la moitié des directions.
Comment dans ces conditions, depuis la décision de geler les recrutements en mai 2024 jusqu'à aujourd'hui, la santé des agents peut-elle être bonne ?
Selon une étude de l'APEC publié lors de la journée mondiale de la santé mentale le 10 octobre, un encadrant sur trois a une santé mentale dégradée. La première cause de cette situation est la surcharge de travail (étude Association Pour l'Emploi des Cadres publiée le 9 octobre). Les cadres ne doivent pas être seuls à trouver des solutions. 56% jugent difficile de réduire la charge de travail de leurs collègues et 42% d'adapter leur organisation du travail.
Lors de la Formation spécialisée santé sécurité et conditions de travail du 13 février, la Direction générale nous répondait : "La Direction générale n'a transmis aucune consigne visant à demander à l'ensemble des agents d'assurer 100% des missions avec des effectifs moindres. (...) Il n'est pas demandé aux agents d'assurer le travail de leurs collègues absents."
Mais alors, quelles solutions peuvent être apportées et par qui ? Il ressort de l'enquête de l'APEC que 45% des cadres encadrants estiment que leur entreprise ne les accompagne pas suffisamment pour assurer la bonne santé mentale de leur collaborateur.
Dans le contexte de réorganisation et de modernisation des services publics départementaux, ces questions feront partie des discussions du prochain Comité Social Territorial du 25 novembre.
Novembre 2025
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